Séraphin vous emmène à la découverte de Guillaume le Conquérant

La ville de Caen est née de la volonté de Guillaume, duc de Normandie, à la veille de la conquête de l’Angleterre.
À Caen, le duc a fait construire deux abbayes et son puissant château.

Le château

La forteresse témoigne encore de tous les siècles d’une histoire commencée dans la grande épopée de Guillaume le Conquérant.
Construit vers 1060 par Guillaume le Conquérant, le château ducal est devenu une résidence favorite des ducs de Normandie, rois d’Angleterre qui lui ont donné l’ampleur d’une des plus vastes enceintes fortifiées d’Europe.
A travers les siècles, le château de Caen s’est transformé en forteresse royale puis en caserne de conscrits : chaque période de son histoire a laissé autant d’indices semés au fil du temps. Ce passé prestigieux se laisse découvrir depuis les remparts restaurés dominant le palais des ducs de Normandie et les vestiges du  donjon ; il se révèle dans la visite des monuments abrités derrière les murailles.Passées les portes fortifiées et leurs impressionnantes barbacanes, on pénètre désormais dans « l’enceinte des musées » – Musée de Normandie, Musée des Beaux-Arts – espace d’expositions, de spectacles, de découvertes et de détente.

 

 

 

 

 

L’abbaye aux hommes

(source : Ville de Caen Consacrée en 1077, l’église, dont la majorité des éléments date des XIe et XIIIe siècles, constitue la partie la plus ancienne de l’ensemble. Le choeur, remanié au XIIIe siècle, dans le style gothique, abrite le tombeau de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d’Angleterre. Merveilleuse fusion des styles roman et gothique, Saint-Étienne est devenue une église paroissiale en 1802. Toujours affectée au culte, elle est comprise dans la majorité des visites guidées, sauf pendant les offices religieux.
Le monastère, édifié au XIe siècle, fut détruit lors des guerres de religion  (1562-63), puis reconstruit au XVIIIe siècle. Les bâtiments monastiques s’élèvent autour d’un cloître de style toscan (style italien classique). Malgré les troubles révolutionnaires et les bombardements de 44, les salles du monastère ont conservé leur magnifique décor d’origine : boiseries, tableaux, ferronneries, lustres…Aujourd’hui, les bâtiments sont devenus le siège de l’hôtel de ville de Caen.L’abbaye était aussi une ferme et une hôtellerie. Elle abrite toujours un pressoir  à pommes, une charreterie et une boulangerie. Deux logis du XIVè siècle témoignent du rôle hospitalier et politique de l’abbaye :
– le Palais ducal, réhabilité en 2012-2013 accueille dorénavant l’artothèque, un espace dédié à l’art contemporain,
– la salle des Gardes où se tiennent les séances du conseil municipal.
Au XIe siècle, Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, roi d’Angleterre, fit de Caen « l’une des cités les plus puissantes de son époque ».
L’Abbaye-aux-Hommes est un bâtiment majeur de cette période, présenté dans l’ancien chauffoir des moines, cet espace relate la genèse de l’abbaye et l’essor de Caen. Plans, textes et images viennent agrémenter l’exposition du fac-similé de la charte de confirmation de l’abbaye. La reproduction des sceaux des rois anglo-normands montre les grandes figures du Conquérant et de ses héritiers, à une époque où le duc de Normandie était à la tête d’un quasi-empire et plus puissant que le roi de France.
Pendant la bataille de Caen et les bombardements qui l’accompagnèrent en juin-juillet 1944, l’Abbaye-aux-Hommes servit de refuge à des milliers de civils.
Guillaume, né en 1027 à Falaise devient le seul héritier désigné au trône ducal à la mort de son père. Vers 1050, il épouse sa lointaine cousine Mathilde de Flandre. Les deux époux fondent l’Abbaye-aux-Dames dédiée à la Sainte-Trinité et l’Abbaye-aux-Hommes consacrée à Saint-Étienne.

Vue panoramique de l’abbaye aux hommes à Caen

Les travaux de l’Abbaye-aux-Hommes débutent en 1066, année qui marque la conquête de l’Angleterre.
Édouard, roi d’Angleterre, avait désigné Guillaume, duc de Normandie, comme son successeur. À sa mort, Guillaume prend les armes pour faire valoir ses droits. Il sort vainqueur de la Bataille d’Hastings, le 14 octobre 1066. Couronné roi d’Angleterre en l’abbaye de Westminster, le 25 décembre de cette même année, il devient Guillaume « Le Conquérant ». Il est inhumé, selon ses voeux, à l’abbatiale Saint-Étienne de Caen.

 

En souvenir de Mathilde, l’abbaye aux dames

Source : abbayes normandes Fondée vers 1060 par Mathilde de Flandres, épouse de Guillaume le Conquérant, l’Abbaye aux Dames a abrité jusqu’à la Révolution Française des religieuses bénédictines.
Après cette période douloureuse, les bâtiments conventuels, entièrement reconstruits au XVIIIe siècle par Guillaume de la Tremblaye, deviennent tour à tour une caserne, un dépôt de mendicité, un Hôtel Dieu en 1823 puis un hospice en 1908.
Ils seront restaurés à partir de 1984 pour accueillir quelques mois plus tard les services de la Région de Basse-Normandie.
La galerie du cloître offre un bel exemple de voûtes d’arête appareillées en éventail.
La visite guidée permet de découvrir l’architecture intérieure, le décor néo-classique ainsi que bon nombres de salles.
L’église abbatiale dédiée à la Sainte Trinité le 18 juin 1066 reste un chef d’oeuvre de l’art roman normand bien que remaniée au XIXe siècle.
En son choeur repose la reine Mathilde sous une dalle de marbre noir de Tournai. Les chapiteaux de l’abside offrent une variété d’animaux plus ou moins fantastiques tirés du bestiaire.
A voir uniquement en visite guidée, la crypte Saint Nicolas sous terre, sa forêt de colonnes et le chapiteau du jugement dernier.

Vue panoramique de l’abbaye aux dames à Caen

 

 

 

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